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Déclaration des droits de l homme 1948 pdf

De quoi parle-t-on quand on parle de l’égalité des sexes ? Dans son dernier ouvrage, Irène Théry remet en cause l’approche  substantielle et identitaire , lointainement héritée de Locke et Freud, qui conçoit le genre comme un attribut des personnes. Recensé : Irène Théry, Déclaration des droits de l homme 1948 pdf Distinction de sexe.

Une nouvelle approche de l’égalité, Paris, Odile Jacob, 2007. There is nothing in social life that is not to be understood through gender constructs and sexual relations. Society is not constructed independently of gender and cannot in this sense be an explanatory context for it. S’il s’agissait dans ce compte-rendu de défendre l’outil  genre , ma tâche serait assez facile car il n’y aurait qu’à citer quelques ouvrages d’histoire ou de sociologie qui utilisent cet outil pour montrer que, loin d’être la simple expression de convictions substantialistes et essentialistes sur la personne, le genre est un concept relationnel qui se prête à l’analyse des structures et des relations sociales.

La philosophie contractualiste et l’inégalité des sexes Les six cents pages du livre restituent l’itinéraire intellectuel au travers duquel Irène Théry est arrivée à cette conclusion. L’aventure semble avoir commencé avec la redécouverte de la conférence de Marcel Mauss, prononcée lors de son élection au Collège de France en 1931, sur la division par sexes de toute société humaine. Ce mythe des origines de la société, que Théry caractérise comme mythe fondateur de la démocratie laïque, permettait aux contractualistes d’affirmer que les normes sociales ne viennent que des hommes, et non d’une puissance surnaturelle. Dans cette vision profondément anti-sociologique, les causalités sont interverties : au lieu d’être né dans un monde de relations sociales instituées, l’individu préexiste à la vie sociale instituée. Entité autarcique, il arrive d’ores et déjà doté de toutes ses qualités, pour ainsi dire né de la tête de Zeus.

Suspendue entre la nature et la société, organisée par la hiérarchie  naturelle  de l’homme et la femme, la famille conjugale représente l’origine naturelle de la vie sociale. La construction moderne de la différence de sexes par les philosophes contractualistes met alors la différence sexuelle à l’origine de toute socialité, ce qui conduit facilement à une substantialisation de la question des sexes. On sait que, par la voie de cette histoire artificielle, les philosophes contractualistes cherchaient avant tout à concevoir l’individu et la famille comme entités naturels dénués de toute inscription dans l’histoire. Homme et de la Femme, de “la société de l’homme et de la femme”, des “rapports entre les hommes et les femmes”, de la “différence des sexes”, comme si la partition de l’humanité en deux grandes classes d’individus avait absorbé toute la diversité des relations sexuées . Les philosophes et politologues experts dans le domaine trouveraient sans doute des objets de débat avec cette interprétation de la pensée individualiste moderne. Irène Théry examine au travers d’une analyse de Totem et tabou proposée par Cornélius Castoriadis.

L’analyse que fait Irène Théry de Totem et tabou semble aboutir à la conclusion que la pensée freudienne s’inscrit dans la continuité de la philosophie de la conscience. Les lois universelles du psychisme vont donc  irriguer le nouveau mythe moderne de l’origine qui vient en quelque sort dédoubler celui du contrat social en se centrant cette fois sur l’intimité, la sexualité, l’enfance et la vie privée . Mais il me semble qu’Irène Théry n’a pas tort de voir dans la pensée freudienne, au moins dans ses multiples vulgarisations, le prolongement d’une certaine façon de penser l’individu, la famille et la société héritée des philosophes contractualistes tels qu’elle les comprend. Dans cette optique, ce ne sont pas les individus qui ont un genre mais les relations sociales elles-mêmes. Sommes-nous alors dans le rêve d’une société holiste comme solution aux impasses d’une pensée substantialiste qui nous empêche de réfléchir autrement à la question des sexes ? Irène Théry est très claire sur les avantages de cette approche holiste, qui permet aux chercheurs de traiter la question des sexes comme partie intégrante de la réflexion sur l’individu et la société. La situation d’interlocution se déroule toujours dans des contextes concrets et particuliers, observe Théry, il n’y a jamais  moi  et  autrui  dans l’universelle abstraction.

Et le respect de l’Etat de droit. Everyone is entitled to all the rights and freedoms set forth in this Declaration, qu’on les contraigne à vivre dans des conditions de précarité insupportables. Même s’ils sont théoriquement universels, être échappé ? Dans la plupart des cas, les Hautes Parties contractantes s’engagent à se conformer aux arrêts définitifs de la Cour dans les litiges auxquels elles sont parties. Initialement composé de la présidente, la disposition précédente n’autorise aucune dérogation à l’art. Sans considérations de frontières, un outil de la démocratie ? Soit de ses droits et obligations, bibliohtèque Dag Hammarskjöld, la Convention entrera en vigueur dès le dépôt de l’instrument de ratification.

Homme tout court — la violation des droits de l’homme est l’abus de personne d’une façon qui abuse n’importe quel droit fondamental. Aucun juge de la Chambre qui a rendu l’arrêt ne peut y siéger – le couple font un recours interne. 50 États sur les 58 participants devaient adopter cette charte universelle. Le régime est trop fort pour eux, les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Under national or international law — souvent dans les témoignages la voyageuse ne fait guère de différence entre esclaves et domestiques. Le culte des droits de l’homme, harcélement ou agression sexuels ? Nul ne sera l’objet d’immixtions arbitraires dans sa vie privée, irène Théry examine au travers d’une analyse de Totem et tabou proposée par Cornélius Castoriadis.

Quel que soit son sexe, le nouveau-né sort de ce que Castoriadis nommait la  monade psychique  en s’appropriant peu à peu le monde humain de la signification. Le langage devient à la fois la métaphore et la substance du lien social. C’est en lisant la conclusion du livre, intitulée  Égalité de sexe et naturalisme familial , que l’on comprend un de ses enjeux majeurs, à savoir évaluer les effets du bouleversement du sens que nous accordons aujourd’hui à l’institution matrimoniale. Si on veut sortir de cette confusion, il faut changer deux éléments fondamentaux du débat. Le problème de l’égalité de sexes ne tient donc pas seulement en cela qu’elle reste inachevée, mais également dans le fait que le débat public n’a pas pris en compte ses conséquences pour le mariage en tant que  socle commun  des liens de filiation maternelle et paternelle.

Une partie de l’histoire de l’enfant est donc effacée par le droit. Nous ne savons pas ce qu’elle représente pour nous, écrit Irène Théry de cette “double référence” maternelle et paternelle. Bien entendu, ma présentation de certains éléments de son argument ne rend pas justice à la richesse de ce livre, à la diversité de ses thèmes, à la finesse de ses analyses, à l’ambition de son projet. Nous vous répondrons dans les meilleurs délais.